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KIM ROUCH |
Vous désirez mieux connaître Kim Rouch, vous êtes au bon endroit ! Voici ses dates d'expositions et ses rendez-vous artistiques. Son parcours et son dossier de presse. PARCOURS : Kim Rouch est né à Saint-Lô, dans la Manche, en juillet 1952.Très jeune, il se rôde aux techniques du dessin et de l'aquarelle lesquelles vont servir au mieux son goût du voyage.Au cours de l'été 1983, il parcourt les musées de la Nouvelle Angleterre et y découvre les oeuvres des Américains Winslow Homer et Andrew Wyeth.Un séjour prolongé au nord de l'Inde en 1993 marque le début de son engagement auprès d'AOI – solidarité dentaire. L'ONG va dès lors communiquer à partir de ses carnets et le faire connaître comme peintre-voyageur.La même année, le peintre Bernard Delauney l'initie aux techniques de la peinture à l'huile à l'école des Beaux-Arts de Caen. Cette rencontre est déterminante : elle lui ouvre des champs nouveaux tant dans l'approche de ses sujets que dans le traitement du mouvement et de la lumière. DEMARCHE : Ce travail est le reflet de moments intenses et de sensations fortes. Les voyages et les rencontres m'accaparent et tout naturellement le besoin de les raconter s'impose à moi.Cela commence par la rencontre avec des réfugiés tibétains en Inde du Nord puis les voyages au Vietnam et au Cambodge, suivis du Yémen, du Burkina Faso et enfin d'Haïti. En tout, une soixantaine d'aquarelles restent disponibles, prises sur le vif, parfois retravaillées. Certaines ont été reproduites pour le compte de l'Aide Odontologique Internationale, un grand nombre a été distribué. Certaines ont été faites rapidement, en quelques instants, d'autres sont plus élaborées. Des gens ont souvent posé ce qui crée des liens de voyage puissants et des ouvertures facilitées.En fait, je me demande toujours pourquoi la transcription de ces sensations se révèle au final être une image figurative tant il me semble que c'est mon inconscient qui travaille, me laissant dans une sorte d'état second. Je crois que le voyage n'est là que comme un prétexte, un élément déclencheur, voire catalyseur. La démarche relève beaucoup plus du voyage intérieur. En 1993, le voyage en Inde et chez les réfugiés tibétains n'est autre qu'une confrontation avec moi-même. Je n'ai à l'époque aucune idée de ce qu'est le bouddhisme tibétain ni même la société indienne. Seules comptent l'aventure et la rencontre (avec moi-même ?). En 1994, 1995 et 1996, au-delà du travail pour l'association aide Odontologique Internationale, je suis encore à la recherche d'une identité et je tends à contourner les pièges de l'oubli, voire de la mystification tendus par un père métis vietnamien. Les carnets de voyage au Yémen et au Burkina Faso, a contrario, relèvent beaucoup plus de la transcription du moment vécu, moment de sérénité d'un voyageur en extase. Quant au dernier carnet, celui sur Haïti, il est plus intérieur que jamais, cultivant tous les paradoxes, résolument interrogateur. Les images flirtent avec la mort et la violence, l'amitié, la solitude et le trouble existentiel.Cette démarche picturale quasiment simpliste dans son rendu ne prend pas source uniquement dans une recherche esthétique et attractive. Elle trouve un intérêt à mes yeux dans le rapport aux autres, celui à l'aventure et bien évidemment dans la rencontre avec moi-même. Pas étonnant, du reste, qu'il soit fait appel à l'écrit quand l'image ne suffit plus à traduire le sentiment. Le support est classique, conventionnel, la technique frustre, celle des peintres voyageurs. L'aquarelle est utilisée pour son côté pratique, minimal : une boite, un bloc de feuilles. Pas de salissures, disait Delacroix. Sa transparence donne paradoxalement le volume sur la feuille. Le blanc est épargné, source de lumière. Ceci donne à l'aquarelle un aspect magique, son élaboration se résumant à la réserve du blanc de la feuille.Cependant, pas plus que d'autres techniques, elle n'offre de réel intérêt en elle-même. Le fond compte bien plus que la forme et peu importe qu'on écrive en faisant des fautes pour peu qu'on ait des choses à dire.A la suite, certains de ces travaux que l'on pourrait alors qualifier de préliminaires sont repris à l'huile sur toile, en atelier. Les formats restent petits. Le travail des fonds et des compositions devient plus élaboré. J'y privilégie les jeux d'ombre et de lumière. |
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